Humour

L'humour n’est pas l'apanage des seuls cafés-théâtres ou théâtres de boulevard, il revêt de nombreuses formes allant de l’absurde (Les amis du placard) à la loufoquerie (Cochons d’Inde), du gros trait (Une semaine pas plus) à la finesse d’esprit (Batailles), de la folie (Feu la mère de Madame) à la drôle de conférence (Bushman). L’important c’est que le public jubile et que cette joie soit partagée avec les comédiens !

Thé à la menthe ou t'es citron ?
  • HILARANT - Thé à la menthe ou t’es citron ? est un must du théâtre de divertissement. La pièce de Patrick Haudecœur utilise tous les ressorts classiques du genre, quiproquos, gags, décalages pour atteindre une catastrophe annoncée, nous emmenant sur le plus haut barreau de l’échelle de Richter du rire ! Patrick Haudecoeur est irrésistible dans le rôle du gaffeur, la mise en scène fait que le public s'amuse autant que les comédiens. Surtout dans la seconde partie, plus enlevée, où les imprévus s'accumulent. Le jeu de mots "thé à la menthe ou t’es citron" (inspiré aux auteurs par Juliette Binoche dans "Rendez-vous") est devenu une réplique culte pour ce spectacle prodigieusement drôle.
Joyeuses Pâques
  • BOULEVARD DU RIRE - Des acteurs excellents, un auteur brillant, une mise en scène admirable. Bref, le cocktail parfait pour une pièce drôle et bien rythmée. Le thème est simple, voire éculé, encore une histoire d'adultère, trame de la plupart des comédies de boulevard. Mais quand elle est écrite par Jean Poiret et servie par Pierre Arditi, Caroline Sihol et Barbara Schulz, l'amusement se traduit par des fous rires continus. Pierre Arditi au sommet de son art est plus roublard que jamais, Caroline Sihol superbe, raffinée et très drôle, Barbara Schulz est totalement craquante. Humour garanti !
Musée haut, musée bas
  • RIRE ART BIEN QUI RIRA LE PREMIER - Que vous aimiez ou que vous détestiez les musées, Musée haut, musée bas va vous faire voir l’art sous un autre angle. Dans une série de saynètes cocasses voire hilarantes, Jean-Michel Ribes, l’auteur de cette dinguerie, se moque de notre sacralisation de l’art et des artistes. Il met en boîte toutes les populations qui errent dans ces lieux conçus pour nous faire "bouffer" de la culture. Et c’est génial, parce que c’est bien vu, parce que c’est intelligent et parce que c’est drôle. Après avoir vu Musée haut, musée bas, vous allez adorer aller au musée…
Batailles
  • DROLES DE BATAILLES - Ces « batailles » imaginées par Jean-Michel Ribes et Roland Topor représentent beaucoup de ce qu’on aime au théâtre : présentées sous forme de sketches, elles jouent sur les mots que les personnages se décochent comme des flèches. Véritables petits cocktails de mauvaise foi assaisonnée d’humour, de poésie et d’intelligence, ils sont servis par d’excellents acteurs en totale symbiose qui nous régalent de plaisir. Tonie Marshall, Pierre Arditi et François Berléand s’emparent de cette partition avec virtuosité, élégance et férocité pour notre plus grand bonheur.
Cochons d'Inde
  • COCHONS DINGUES ! : Cochons d’Inde est l’une des premières pièces de Sébastien Thiéry et elle pose déjà ce qui fait l’adn de son théâtre : un bourgeois confronté à une situation absurde qui remet en question les fondements de son existence. On rit beaucoup avec ses personnages, on enrage aussi de les voir empêtrés dans des noeuds impossibles à démêler ; au final c’est un peu nous qui combattons avec Patrick Chesnais le sort qui l’accable. C’est la force de ce théâtre, en plus de nous distraire follement.
Une semaine pas plus !
  • RIRE D'AMOUR - Avec Clément Michel, on est toujours dans du théâtre de boulevard mais avec des personnages auxquels on s’identifie toujours avec plaisir. Dans Une semaine pas plus, il traite de l’incapacité de rompre une relation amoureuse. Le personnage principal a recours à son meilleur ami auquel il demande de venir habiter chez lui pour faire exploser son couple. C’est énorme, très drôle et très bien observé en même temps. En compagnie de comédiens excellents dont l’inénarrable Sébastien Castro, on passe un moment inoubliable.
Hier est un autre jour
  • DUO RIGOLO - Voici une comédie originale qui sait jouer avec nos nerfs tout en faisant rire aux éclats. Daniel Russo y campe un avocat psychorigide, bourré de tocs, aux prises avec un personnage inattendu capable de modifier le cours du temps et d’influer sur le déroulement des événements. Une géniale trouvaille qui, avec le ressort du comique de répétition, joue à plein sans jamais lasser. La mise en scène d’Eric Civanyan orchestre la folie de Daniel Russo dans le paysage du monde des affaires et le sérieux d’un cabinet d’avocats, dont le directeur est véreux à souhait. Ce petit soupçon de surnaturel dans le propos constitue un bon moteur de l’action que d’amusants et surprenants effets spéciaux viennent pimenter, en titillant l’attention des spectateurs. Rires assurés avec une comédie presque fantastique !
Le Syndrome de l'Ecossais
  • BOIRE ET DEBOIRES. Cette satire mordante de la vie conjugale couplée à une réflexion sur la crise du dialogue social fut l’occasion de réunir sur la scène deux monuments populaires de la comédie française. L’ex-Inconnu et l’ancien du Splendid font des étincelles en campant cet intellectuel de gauche et ce businessman miné par un mal de dos. La pièce naît par un double quiproquo : Bruno, faisant croire à sa femme qu’il a arrêté de boire, dissimule ses bouteilles d’alcool derrière la bibliothèque. Alexandre, prenant des médicaments pour son mal de dos, fait l’erreur de boire un verre de whisky qui va le rendre complètement désinhibé ! Les faux-semblants explosent, les vérités éclatent, les couples se disloquent, comme ce canapé Ikéa qui se démantibule en fauteuils individuels. Une comédie efficace et incisive, dans la lignée du Prénom et du Diner de cons.
Moi, moi et François B.
  • UN OVNI - Moi, moi et François B. a une origine aussi incongrue que son pitch ! Clément Gayet souhaitait faire parvenir sa première pièce de théâtre à François Berléand, qu’il ne connaissait alors pas : il rédigea donc une lettre sous la forme d’un dialogue les mettant tous les deux en scène. « Mon personnage y tentait par tous les moyens de convaincre François-le-comédien de lire sa pièce. En relisant cette lettre-dialogue de quelques pages, écrite sur un coup de tête, je réalisai qu’elle était de bien meilleure facture que la pièce que je venais de passer six mois à écrire... » Une heureuse décision : ce dialogue devenu pièce de théâtre est un petit bijou d’absurde, entre Kafka, Raymond Devos et les Marx Brothers ! Le metteur en scène Stéphane Hillel et ses comédiens nous plongent dans un univers de plus en plus étrange, un jeu de miroirs où chacun des personnages finit par douter de sa propre identité. Satire du milieu du théâtre, comédie de boulevard, farce surréaliste : la pièce mélange les genres avec bonheur.