Un Homme sans titre

Distribution

Mounir Margoum

Résumé

En 1971, Mohand-Saïd Aït-Taleb, ouvrier algérien, retourne dans sa Kabylie natale et épouse Ouardia. Xavier Le Clerc naît huit ans plus tard en Normandie. À travers l’itinéraire de ce père qui « s’est déraciné pour que ses enfants s’enracinent », c’est un siècle de l’histoire française de l’immigration qui défile sous nos yeux, de la colonisation à l’exil provoqué par la misère dans ce petit coin reculé de Kabylie où « les enfants en loques disputaient aux chiens les poubelles » comme l’écrivait Albert Camus dans Misères de la Kabilie.

Pourquoi faut-il voir cette pièce ?

QUITTER SON PAYS. L’écrivain Xavier Le Clerc, né Hamid Aït-Taleb, rendait hommage dans Un homme sans titre à son père :  Mohand Said, immigré algérien arrivé en France en 1971. C’est le témoignage poignant du fils d’un homme déraciné, « pour que ses enfants s’enracinent » dans le Calvados, que Jean-Louis Martinelli et Mounir Margoum portent au théâtre dans un seul en scène sobre et délicat. Sur le plateau, quelques chaises, et un comédien d’une justesse bouleversante qui nous dresse une histoire intime, sociale et politique, de cet petit village au fin-fond de la Kabylie à la cité HLM de Mondeville. Face au père hanté par la crainte de la misère, le fils, tiraillé entre deux cultures, s’émancipe par la lecture. « Sans la rage que tu m’as léguée, je n’aurais jamais rien écrit. »

Avis de la presse :

"Mounir Margoum prouve l’étendue et l’intensité de son talent" La Terrasse

"Un ton dépourvu d'emphase mais avec une justesse pleine de ressent." Artcena.fr

"Un récit intime et bouleversant" Webtheatre.fr

Tournage

Production La Compagnie des Indes, Compagnie Allers/Retours, réalisation Nicolas Zygmunt, enregistré au Théâtre de la Ville (Paris), 2026.