Comédies d'auteurs

Passez un été sous le signe du rire en compagnie de trois des plus singuliers auteurs de comédie contemporaine : Patrick Haudecoeur, virtuose de la catastrophe ; Pierre Guillois, docteur ès burlesque ; Sébastien Thiery, grand sachem de l’absurde. De l’Egypte aux toits de Paris, ca promet de voyager ! Un conseil quand même : hydratez-vous bien avec un thé à la menthe ou au citron (glacé). 

Thé à la menthe ou t'es citron ?
  • HILARANT - Thé à la menthe ou t’es citron ? est un must du théâtre de divertissement. La pièce de Patrick Haudecœur utilise tous les ressorts classiques du genre, quiproquos, gags, décalages pour atteindre une catastrophe annoncée, nous emmenant sur le plus haut barreau de l’échelle de Richter du rire ! Patrick Haudecoeur est irrésistible dans le rôle du gaffeur, la mise en scène fait que le public s'amuse autant que les comédiens. Surtout dans la seconde partie, plus enlevée, où les imprévus s'accumulent. Le jeu de mots "thé à la menthe ou t’es citron" (inspiré aux auteurs par Juliette Binoche dans "Rendez-vous") est devenu une réplique culte pour ce spectacle prodigieusement drôle.
Le Gros, la Vache et le Mainate
  • UN HEUREUX ÉVÈNEMENT. Attention, voici une comédie musicale complètement givrée ! Voyez plutôt : un homme qui tombe en cloque, un gros bébé dégoutant, un oiseau de malheur qui chante du Francis Lopez, sans compter les inénarrables tante Shmurtz et tante Chose (« Il a raté sa mort » / « C’est peu de le dire ! »). Cette farce vaudevillesque, entre La Cage aux folles et Thé à la menthe ou t’es citron sort de l’imagination féconde de Pierre Guillois. Le spectacle, éminemment décalé, prend un malin plaisir à partir en vrille à force de pirouettes et chansonnettes plus ou moins désastreuses. Avec une magnifique troupe d’hurluberlus incarnés par des comédiens très investis dans la folie, dont les vénérables mais néanmoins impayables Pierre Vial et Bernard Menez.  
Deux hommes tout nus
  • NUS OUI, MAIS NON ! En sortant de la représentation d’un énième vaudeville avec une maîtresse dans le placard, Sébastien Thiéry s’est dit : « Et si la maitresse était un homme, et qu’il sortait du placard sans qu’on comprenne comment il y est arrivé ? ». Quant au mari, il ne sait pas plus par quel enchantement il s’est retrouvé nu avec son collègue de bureau. Un point de départ totalement saugrenu qui va entraîner François Berléand dans un enchaînement de mensonges, quiproquos et stratagèmes. Tout cela pour rassurer sa femme qui l’a surpris en plein flagrant délit … d’un adultère qu’il n’a pas commis ! « La vérité est fausse, c’est pourquoi je mens pour la rétablir ! » : bon résumé de cette comédie entre boulevard et farce surréaliste qui brouille sans cesse les repères du vrai et du faux, du conscient et de l’inconscient. Berléand est parfait dans son registre tragicomique, à la fois sérieux dans l’absurde, tendre dans ses faiblesses, et cocasse dans la surprise.
Silence, on tourne !
  • ET ACTION ! Patrick Haudecoeur, auquel nous devons l’hilarant et culte "Thé à la menthe ou t'es citron" s’est associé à Gérald Sibleyras ("Un petit jeu sans conséquence") pour trousser ce nouveau bijou comique. Lui qui a gardé une âme d’enfant farceur joue également le second assistant écartelé entre ses amours et le désir de tourner son propre film. Et en autres missions, il gère les figurants, qui n’est d’autre que le public lui-même ! Tous les codes de l’humour sont habilement exploités : narration impeccable, scènes de vie de la « grande famille du cinéma » observées avec justesse, mise en scène faussement anarchique et interprétation fine. Une pièce participative dont on sort le cœur en fête.
Bigre
  • FICHTRE ALORS ! Voilà un spectacle à nul autre pareil. Surprenant, décoiffant, original. Un spectacle sans parole, tout en bruitage, musique, effets visuels et sonores, grimaces, onomatopées, le tout pour raconter l’histoire de trois personnages habitant trois chambres de bonnes contiguës : un geek maniaque voisine avec un bricolo foutraque et une coquette rose bonbon. De rencontres en catastrophes, les trois voisins vont apprendre à se connaître, s’aimer, se détester, pour finalement être “ensemble, c’est tout”. Pierre Guillois et ses acolytes réussissent le tour de force extraordinaire de nous embarquer dans leur univers burlesque par le seul génie de leur pantomime et par l’inventivité de la machinerie et de la technique qui rythme le spectacle. Parfois trivial, toujours drôle, Bigre nous parle surtout la langue du cœur et de la poésie en nous faisant toucher à la tendresse universelle de l’humain. Du théâtre autrement. Un spectacle drôle et tout public.
Ramsès II
  • PAR OSIRIS ! Un beau-père en fauteuil roulant martyrisé par son beau-fils : d’une situation aussi machiavélique seul Sébastien Thiéry pouvait faire une comédie aussi irrésistible. Son texte est méchant à souhait, avec cette propension vers l’absurde qui le caractérise. On peut malgré tout avoir sa propre version d’une vérité qui est donnée comme tronquée. A chacun d’y réfléchir en sortant de la mise en scène très égyptienne de Stéphane Hillel qui s’amuse avec des références pyramidales. Les comédiens sont épatants : François Berléand, qui renouvelle à merveille son rôle de victime ; Eric Elmosnino, d’une décontraction teintée d’étrangeté ; Evelyne Buyle, d’une drôlerie délicate en maîtresse de maison conciliante. La malédiction des pharaons frappe à l'envers : les rires sont effervescents !