Distribution

Saadia Bentaïeb, Agnès Berthon, Lionel Codino, Angelo Dello Spedale, Murielle Martinelli, Ruth Olaizola, Marie Piemontese, David Sighicelli

Résumé

Une femme se raconte. Son mal de dos, les rêves de sa voisine, l’usine locale menacée de disparition, les familles au bord de la catastrophe, la guerre possible. Ce pourrait être une simple chronique de la misère quotidienne. Le récit fatigué d’une femme au bout du rouleau. Mais l’histoire déborde vite du réel. Le paranormal s’invite à la fête, une dimension onirique prend le pas et s’impose. Sur un mode ironique et tragique, les artisans de cette fable théâtrale bâtissent une comédie noire, où les penchants, bons ou mauvais, de l’être humain sont traqués à la loupe par l’auteur et metteur en scène Joël Pommerat. Cet artiste, plébiscité par les plus grands théâtres, signe une représentation bâtie sur la présence d’acteurs intenses qui donnent à voir, comme rarement, ce qu’il en est de leurs pensées intimes et de leur intériorité. Lorsqu’on assiste à un spectacle de Pommerat, on a souvent l’impression que ces individus qui nous font face sur le plateau pourraient être nos voisins ou nos frères, nos amis, nos parents… Mais le théâtre passe par là ; il transforme et sublime le concret, nous emportant vers des horizons où l’imaginaire est roi.

Pourquoi faut-il voir cette pièce ?

Les Marchands fait partie avec Au Monde et Cet enfant de la trilogie de Joël Pommerat qui lui a amené la consécration. Soudain on découvrait une façon de faire du théâtre complètement immersive, hypnotique, avec des scènes toutes réglées comme du papier à musique. Ce qui décuple à chaque fois la gravité des propos tenus. Dans cette pièce, qui ressemble à un thriller angoissant, on plonge dans les affres du monde du travail et des souffrances que cela peut causer sur les employés. C’est vertigineux, étonnant de perfection, juste inoubliable.

Avis de la presse :

« Pommerat tisse une toile d’une extrême finesse. Il joue sur le dit et le non-dit, la présence et l’absence, la souffrance et l’espoir, le réalisme et le féérique. Du grand art, assurément, signé d’un auteur de 50 ans qui est au sommet de son art. » Marianne.net

« Original et incisif, combinant l’hyperréalisme et la parabole, le résultat est d’autant plus fort que Joël Pommerat aborde ici la question du travail sous l’angle des discours et des valeurs qu’il induit. Une pièce engagée, une troupe magistrale. » Le Journal du Dimanche

« Sans espoir, glacé dans une mise en scène volontairement appesantie par une voix Off grave, la pièce est une satire sociale et humaine étonnamment actuelle. » toutelaculture.com

Tournage

Une coproduction La COPAT, Théâtre de l'Odéon, Théâtre national de Bruxelles, La Compagnie Louis Brouillard - Réalisation Julien Bechara - filmé en Octobre 2013 au Théâtre de L’Odéon et en Janvier 2014 au Théâtre National de Bruxelles. Création en 2006 pour le Festival d'Avignon.

Récompense(s)

Prix du meilleur créateur d'élément scénique du Syndicat de la critique 2006/2007