Mademoiselle Julie

Distribution

Clara Simpson, Clémentine Verdier, Wladimir Yordanoff, Antoine Besson

Résumé

Une nuit de la Saint-Jean, en l’absence du comte, sa fille, la jeune comtesse Julie se donne à son valet de chambre, Jean. Celui-ci la convainc de voler son père et de s’enfuir pour réaliser ses rêves d’émancipation. De transgressions en affrontements, une lutte fatale et cruelle s’engage alors entre eux.

Ecrite en 1888 par le Suédois August Strindberg (1849-1912), Mademoiselle Julie fit scandale à sa création, en 1906, parce qu'elle rompait un tabou, en mettant en scène des amours ancillaires. Fille d'un comte, Julie fait l'amour avec Jean, son valet, au cours d'une nuit de la Saint-Jean. Pour l'un et l'autre, la rupture du contrat social est intenable... A l'époque de Strindberg, Mademoiselle Julie représentait le nec plus ultra de la modernité. Elle a traversé le XXe siècle en gardant un goût de soufre qui fascinait les metteurs en scène, et plus encore les actrices, rêvant d'endosser le rôle d'une femme en quête éperdue de liberté.

Pourquoi faut-il voir cette pièce ?

DU GRAND THEATRE - Quand Christian Schiaretti s’empare d’un texte, il le fait avec une intelligence remarquable qui le pousse à sonder tous les ressorts de l’intrigue. Avec Mademoiselle Julie, il pousse les personnages dans leurs retranchements pour mettre à jour leurs plus secrètes et inavouables tentations. On suit la Julie que joue Clémentine Verdier sur une ligne de crête où sans cesse, elle joue sa vie, son honneur, sa réputation, sa santé mentale et ce jusqu’à sa chute inévitable. C’est du grand théâtre.

Avis de la presse :

« Christian Schiaretti maîtrise de manière exemplaire ce théâtre fascinant, passionnant, ravageur. Il le fait avec cette intelligence et ce respect du texte qu’on lui connaît, ce souci d’en faire comprendre le moindre détour, cette admirable précision. » Le Figaro magazine

« On est fasciné par les pulsions des personnages et aussi par leur souffrance. Dans la nouvelle traduction de Terje Sinding, chaque mot touche à sa cible. » Le Nouvel Observateur

« Un frisson s’est nettement fait sentir dans la salle, tandis que sur scène la comtesse Julie tentait de séduire Jean, son bel homme à tout faire. » Le Monde

Tournage

Créée en mai et juin 2011 et filmée en mars 2012 au Théâtre National Populaire. Réalisation : Julien Béchara